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L’éthique

Du 8 octobre 2015 au 7 avril 2016

“La Politique a pour fin, non pas la connaissance, mais l’action."
Cette citation d’Aristote dans "Éthique à Nicomaque" résume bien à elle seule le projet de l’Université Populaire de Bordeaux : encourager et faciliter l’action sur notre quotidien par une plus grande connaissance de nos contextes locaux et des enjeux sociaux, économiques et politiques. C’est ce que nous entendons par "politique".
Dans cette perspective, l’UPB propose pour 2015-2016 de s’interroger sur l’éthique. Qu’il s’agisse de nos pratiques professionnelles, de loisirs ou de nos relations aux autres, la question de "qu’est-ce qui est bon et juste pour moi et pour l’autre ?" se pose. D’autant plus lorsque ces relations s’inscrivent dans des situations de vulnérabilité, de dépendance, voire de pouvoir.
Pour mener cette réflexion, l’UPB a proposé à divers.e.s intervenant.e.s de faire part de leurs recherches et de leurs pratiques en matières d’éthique et ce dans divers champs disciplinaires : journalisme, médecine, droit, économie, travail social.

Les chaires auront lieu les jeudis de 19h à 21h à l’amphi Fabre (université La Victoire). Elles sont gratuites et sans inscription.

Le jeudi 8 octobre 2015

Ethique - Introduction philosophique

Nous ouvrons la chaire sur l’éthique en l’abordant d’un point de vue philosophique, avec Florence LOUIS, professeure de philosophie et membre de l’Association Philosphères. Diplômée de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne en Philosophie Politique (DEA), Master 2, en Philosophie Morale, Master 1 et licenciée en Histoire, elle est journaliste pour le magazine Esprit Yoga et écrivain public. Elle anime à Bordeaux des ateliers de philosophie adultes et enfants au sein de l’association Philosphères. www.leflog.net/philospheres

"Ce qui manque aux temps présents, à cette époque de désillusion politique massive, c’est une conception de l’éthique motivante, émancipatrice. » écrit le philosophe contemporain Simon Critchley. Il semble indispensable de se demander ce qu’est l’éthique. Faut-il la distinguer de la morale ? Comment s’articule t-elle avec le devoir, les règles, les lois, la liberté ? L’éthique peut se définir comme l’orientation que chacun entend donner à sa vie. Toujours personnelle, comment peut-elle s’accorder à la vie des autres ? Peut-on mener une vie bonne dans une société mauvaise ?
Nos deux conférences d’introduction visent à éclaircir les notions philosophiques fondamentales qui reviendront toute l’année dans les réflexions proposées sur le journalisme, l’économie, la médecine, le travail social et la justice. Les différentes conceptions philosophiques que nous présenterons permettront à chacun de se dessiner une éthique."

Le jeudi 8 octobre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le jeudi 15 octobre 2015

Ethique - Introduction philosophique

Nous ouvrons la chaire sur l’éthique en l’abordant d’un point de vue philosophique, avec Florence LOUIS, professeure de philosophie et membre de l’Association Philosphères. Diplômée de l’université Paris I Panthéon-Sorbonne en Philosophie Politique (DEA), Master 2, en Philosophie Morale, Master 1 et licenciée en Histoire, elle est journaliste pour le magazine Esprit Yoga et écrivain public. Elle anime à Bordeaux des ateliers de philosophie adultes et enfants au sein de l’association Philosphères. www.leflog.net/philospheres

"Ce qui manque aux temps présents, à cette époque de désillusion politique massive, c’est une conception de l’éthique motivante, émancipatrice. » écrit le philosophe contemporain Simon Critchley. Il semble indispensable de se demander ce qu’est l’éthique. Faut-il la distinguer de la morale ? Comment s’articule t-elle avec le devoir, les règles, les lois, la liberté ? L’éthique peut se définir comme l’orientation que chacun entend donner à sa vie. Toujours personnelle, comment peut-elle s’accorder à la vie des autres ? Peut-on mener une vie bonne dans une société mauvaise ?
Nos deux conférences d’introduction visent à éclaircir les notions philosophiques fondamentales qui reviendront toute l’année dans les réflexions proposées sur le journalisme, l’économie, la médecine, le travail social et la justice. Les différentes conceptions philosophiques que nous présenterons permettront à chacun de se dessiner une éthique."

Le jeudi 15 octobre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le jeudi 5 novembre 2015

Éthique et journalisme 1/3

L’émotion grignote la réflexion, le prêt à penser remplace l’analyse, le tweet se substitue au reportage de terrain, l’instantanéité bouscule la vérification, le virtuel prend le pas sur la réalité, l’écume noie le fond, les grands groupes tuent la diversité, l’illusion de la gratuité bouscule le coût réel, l’intérêt collectif est bouffé par les appétits de quelques puissants. L’information est mal en point et les journalistes restent pour la plupart complices de ces dérives. La déontologie, la charte de la profession deviennent des termes obsolètes face aux pouvoirs manipulateurs de ceux qui se disputent le gâteau médiatique. Les consommateurs eux aussi restent trop souvent spectateurs semblant (si l’on en croit le dieu audimat) se satisfaire du désormais célèbre triptyque : météo, faits divers, sport qui a envahi jusqu’à la nausée la plupart des écrans, ondes, journaux, ordinateurs, téléphones portables. Alors tous coupables ? Il existe heureusement des poches de résistance et ces deux cours programmés par l’Université Populaire de Bordeaux sur l’éthique et les médias, s’inscrivent dans ce refus de cette dégradation programmée.

Pour cette première séance, il s’agira, pour comprendre de quoi on parle, de comprendre le fonctionnement du monde médiatique, des entreprises et des professionnels qui le compose. Qu’on ne s’y trompe pas l’âge d’or de la presse n’a jamais existé. Les dominants ont toujours voulu contrôler les médias et les journalistes. La censure, l’autocensure ne sont pas des créations récentes. L’image du grand reporter solitaire et indépendant fait partie des nombreux clichés qui polluent ce secteur. Nous évoquerons également les écoles de formation de ces journalistes, trop souvent machines de sélection sociale bien loin du mythe « journaliste par vocation ».

Cette séance sera animée par Patrick Balbastre. Après un début de carrière dans l’industrie automobile, il tente le concours de l’IUT de journalisme, qui réservait à cette époque quelques places à des personnes issues du monde du travail histoire afin de pratiquer un peu de brassage social dans une profession qui en a bougrement besoin. C’est grâce à cette politique des quotas qu’il entrera dans le journalisme, qu’il pratiquera pendant 30 ans dans une radio locale du service public.

Le jeudi 5 novembre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de La Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 12 novembre 2015

Éthique et journalisme 2/3

L’émotion grignote la réflexion, le prêt à penser remplace l’analyse, le tweet se substitue au reportage de terrain, l’instantanéité bouscule la vérification, le virtuel prend le pas sur la réalité, l’écume noie le fond, les grands groupes tuent la diversité, l’illusion de la gratuité bouscule le coût réel, l’intérêt collectif est bouffé par les appétits de quelques puissants. L’information est mal en point et les journalistes restent pour la plupart complices de ces dérives. La déontologie, la charte de la profession deviennent des termes obsolètes face aux pouvoirs manipulateurs de ceux qui se disputent le gâteau médiatique. Les consommateurs eux aussi restent trop souvent spectateurs semblant (si l’on en croit le dieu audimat) se satisfaire du désormais célèbre triptyque : météo, faits divers, sport qui a envahi jusqu’à la nausée la plupart des écrans, ondes, journaux, ordinateurs, téléphones portables. Alors tous coupables ? Il existe heureusement des poches de résistance et ces deux cours programmés par l’Université Populaire de Bordeaux sur l’éthique et les médias, s’inscrivent dans ce refus de cette dégradation programmée.

Pour cette deuxième et dernière séance, nous tenterons de dresser le constat le plus objectif possible des dérives observées. Ce n’est pas une tâche bien difficile pour les « dérapages » fréquents et visibles. Il est cependant nécessaire de pousser l’observation pour débusquer les manipulations plus masquées, plus insidieuses. Nous devrons également essayer de comprendre comment la presse en est arrivée là. Et puis pour ne pas sombrer dans une sinistrose ou une apathie totale, nous évoquerons les pistes qui permettraient à la fois de s’informer moins « idiot » mais aussi de bousculer les responsables politiques et les professionnels des médias pour rendre possible des pratiques plus éthiques.

Cette séance sera animée par Patrick Balbastre. Après un début de carrière dans l’industrie automobile, il tente le concours de l’IUT de journalisme, qui réservait à cette époque quelques places à des personnes issues du monde du travail histoire afin de pratiquer un peu de brassage social dans une profession qui en a bougrement besoin. C’est grâce à cette politique des quotas qu’il entrera dans le journalisme, qu’il pratiquera pendant 30 ans dans une radio locale du service public.

Le jeudi 12 novembre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 19 novembre 2015

Éthique et économie 1/4

Quelles places pour le marché et l’éthique ?
Le marché occupe une place de plus en plus importante dans nos vies quotidiennes. Certaines pratiques reposant autrefois sur certaines valeurs comme la patience ou la dignité sont désormais détournées par les mécanismes marchands. En partant d’exemples très concrets comme les « line stander », les nouveaux supports humains de publicités etc... cette conférence interrogera la place du marché et celle de l’éthique dans nos sociétés. Elle aboutira à la question de la responsabilité des entreprises.

Chaque conférence s’ouvrira sur un exemple pratique qui sera discuté ensuite vers une remontée des concepts et les questions éthiques. Les concepts seront au fur et à mesure envisagés en mettant en face d’autres illustrations qui pourront être comparées à l’exemple de départ.

Jérôme Ballet est enseignant-chercheur en économie à l’Université de Bordeaux et membre du Fonds pour la Recherche en Ethique Economique (FREE). Il est aussi éditeur de la revue académique « Ethique et Economique/ Ethics and Economics » (http://ethique-economique.net)

Le jeudi 19 novembre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 26 novembre 2015

Éthique et économie 2/4

Comment penser la responsabilité de l’entreprise ?
Si la responsabilité des entreprises est de plus en plus évoquée, elle paraît d’ailleurs dans bien des cas évidente. Pourtant, au-delà des jugements de valeurs que certains citoyen.ne.s portent sur les actions de certaines entreprises, il n’est pas si aisé que cela d’insérer la responsabilité des entreprises dans un cadre précis qui pourrait donner lieu à sanction. On ne peut pas par exemple mettre une entreprise en prison.
Cette seconde conférence confrontera donc les illustrations précises de responsabilités de certaines entreprises avec des cadres conceptuels qui permettent de penser cette dernière (ou pas).

Chaque conférence s’ouvrira sur un exemple pratique qui sera discuté ensuite vers une remontée des concepts et les questions éthiques. Les concepts seront au fur et à mesure envisagés en mettant en face d’autres illustrations qui pourront être comparées à l’exemple de départ.

Jérôme Ballet est enseignant-chercheur en économie à l’Université de Bordeaux et membre du Fonds pour la Recherche en Ethique Economique (FREE). Il est aussi éditeur de la revue académique « Ethique et Economique/ Ethics and Economics » (http://ethique-economique.net)

Le jeudi 26 novembre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 3 décembre 2015

Éthique et économie 3/4 - ANNULEE

Pour des raisons de santé, Jérôme Ballet ne pourra pas assurer la chaire de ce soir, jeudi 3 décembre. Nous vous tiendrons informé.e.s de son éventuel report. Merci de votre compréhension

Les nouvelles formes de responsabilité des entreprises sont-elles vraiment responsables ?
Si les grandes entreprises sont particulièrement dénoncées pour certaines pratiques peu éthiques, elles se sont aussi, comme de moins grandes, engagées dans des formes de prises en compte de leur responsabilités vis-à-vis des sociétés et de l’environnement dans lesquels elles agissent. A partir de certaines illustrations, comme le commerce équitable ou encore de nouvelles formes d’engagement des entreprises minières dans les pays en voie de développement, cette conférence interrogera les pratiques au regard de critères éthiques, mais également des contextes dans lesquels s’insèrent les actions des entreprises. Au final, ce sont les limites de la responsabilité qui seront ouvertes.

Chaque conférence s’ouvrira sur un exemple pratique qui sera discuté ensuite vers une remontée des concepts et les questions éthiques. Les concepts seront au fur et à mesure envisagés en mettant en face d’autres illustrations qui pourront être comparées à l’exemple de départ.

Jérôme Ballet est enseignant-chercheur en économie à l’Université de Bordeaux et membre du Fonds pour la Recherche en Ethique Economique (FREE). Il est aussi éditeur de la revue académique « Ethique et Economique/ Ethics and Economics » (http://ethique-economique.net)

Le jeudi 3 décembre 2015 de 18:00 à 20:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 10 décembre 2015

Éthique et journalisme 3/3

De la prédication à la transformation des pratiques

« Si l’on veut vraiment les conduites morales que l’on appelle, (il faut) refuser de se contenter de prêcher et travailler pratiquement à instaurer les conditions économiques et sociales propres à donner toute son efficacité à la prédication éthique. »
A en croire Pierre Bourdieu, les problèmes éthiques posés par l’activité journalistique ne relèveraient pas, pour l’essentiel, de la conscience ou de la volonté individuelle, mais des contraintes inhérentes aux conditions de production de l’information, qui réduisent ou annihilent la liberté et la responsabilité des journalistes.
A partir de cette hypothèse, objet de vifs débats au sein de la profession et de la communauté scientifique, on situera d’abord dans son contexte historique l’émergence des règles, chartes, et codes de déontologie dont s’est dotée la profession, en parallèle avec l’essor de son organisation sur le plan syndical et la lutte pour la reconnaissance du statut de journaliste.
On examinera ensuite, en prenant appui sur des exemples concrets, les principales mutations qui affectent aujourd’hui l’exercice du métier : mutations technologiques, bouleversements du paysage économique, chômage et précarité, nouvelles temporalités, concurrence et influence grandissante de la communication politique et commerciale dans le champ journalistique… Autant de changements qui induisent de nouveaux questionnements sur le plan éthique.
On s’interrogera enfin sur le rôle de la formation des journalistes et sur le rôle des citoyens dans l’évolution des pratiques journalistiques.

Le jeudi 10 décembre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 17 décembre 2015

Éthique et économie 4/4

La responsabilité, jusqu’où aller ?
Après avoir discuté de la responsabilité des entreprises dans les conférences précédentes, cette dernière partira des limites des responsabilités à attribuer aux entreprises. Les effets d’enchaînements, d’accordéon, de contexte... ré-ouvriront les doutes, là où les conférences précédentes semblaient avoir clos certains débats. Des illustrations des contraintes institutionnelles dans différents pays fourniront un cadre d’appréciation sur l’étendue des pratiques d’entreprises et des engagements qu’elles doivent respecter.

Chaque conférence s’ouvrira sur un exemple pratique qui sera discuté ensuite vers une remontée des concepts et les questions éthiques. Les concepts seront au fur et à mesure envisagés en mettant en face d’autres illustrations qui pourront être comparées à l’exemple de départ.

Jérôme Ballet est enseignant-chercheur en économie à l’Université de Bordeaux et membre du Fonds pour la Recherche en Ethique Economique (FREE). Il est aussi éditeur de la revue académique « Ethique et Economique/ Ethics and Economics » (http://ethique-economique.net)

Le jeudi 17 décembre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 7 janvier 2016

Éthique et travail social 1/2

Tout être humain est vulnérable. Etre vulnérable c’est être susceptible de se retrouver blessé.e, affaibli.e, diminué.e. Mais être vulnérable, c’est aussi consentir à n’être pas vulnérable, ni impuissant, ni tout puissant. Cette vulnérabilité est notre lot à tou.te.s, c’est le fond commun que partagent le travailleur social et l’usager, et ce fond commun d’humanité nous met à égalité, il corrige même, en un sens, l’asymétrie de toute relation hiérarchique.
L’éthique a pour objet de dégager les principes essentiels, et non les règles de conduites ou (encore moins) des règles de bonnes conduite. L’éthique n’est pas la morale : elle relève d’une pratique qui applique des principes au cas par cas selon le contexte , en fonction de ce qu’elle estime juste ou injuste, alors que la morale applique des règles en fonction de ce qu’elle juge relever du bien ou du mal. Et la justice doit primer sur la morale . L’éthique, c’est « la visée de la vie bonne avec et pour autrui dans des institutions justes » disait Paul Ricoeur.

Cette conférence sera animée par Philippe Merlier, agrégé et docteur en philosophie, enseignant à Limoges et formateur dans la filière CESF. Il est l’auteur de « Philosophie et éthique en travail social », EHESP, 2013 - son ouvrage sera disponible sur place pour achat et dédicace.

Le jeudi 7 janvier 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 14 janvier 2016

Éthique et travail social 2/2

Une question se pose constamment dans l’agir des travailleurs sociaux : « Est-ce bien, est-ce mal ? ». Elle est même première chez les débutants, avec l’espoir d’un jugement qui pourrait départager et surtout protéger du mal. Dans nos métiers, on se confronte à la question de la « justesse de l’acte ». Nous posons des actes, mais comment, avec quelle certitude ? Nous ne pouvons nous passer de l’éthique, une éthique de l’agir où il nous faut se confronter à l’incertitude, à la surprise, aux dilemmes, aux paradoxes, au bien et au mal. Le travailleur social est amené la plupart du temps à prendre ses décisions dans des situations souvent paradoxales où une multiplicité de questions se posent : Que faire des sentiments dans un métier ? Comment agir humainement dans des milieux qui tendent à se déshumaniser ? Comment maintenir un souci de l’autre aux prises avec des normes qui risquent de l’exclure ?
L’éthique a donc un rapport étroit aux valeurs et aux pratiques, et plus précisément avec l’acte. « Éthique et pratique sont indissolublement liées » disait Françoise Dolto. L’éthique s’éprouve dans l’acte et c’est pour cela qu’elle est considérée comme une sagesse pratique susceptible de s’adapter à la situation.
On peut dire sans ambages que, dés qu’un professionnel réfléchit sur le sens de sa pratique, dés qu’il se demande pourquoi ou pour quoi il fait ce qu’il fait, alors il entre déjà dans l’éthique. Mais cette posture sans cesse chahutée requiert un véritable travail. Celui tout d’abord de l’attention, c’est-à-dire d’une sensibilité volontaire à ce qui nous entoure. Celui toujours difficile, d’une remise en cause de soi-même ainsi que de tout appareillage identitaire, travail théorique et psychologique bien sûr, mise en question de la pratique bien entendu. Ce n’est pas simple mais pourtant nécessaire si l’on veut sortir de la logique de l’utilité et de l’efficacité à laquelle n’appartient certainement pas l’éthique et qui est pourtant l’apanage de la tendance gestionnaire qui emporte l’ensemble du secteur sanitaire et social et médical.
L’enjeu éthique est de parvenir à dessiner, esquisser les limites toujours fluctuantes d’un espace dans lequel autrui puisse troubler, rompre notre « quant à soi » toujours empreint de raison théorique, de soif identitaire.

Cette séance sera animée par Jacques Berton, Formateur IRTS Aquitaine, Docteur en Sciences de l’Education. Il est auteur de « Clinique et formation des éducateurs spécialisés » (Presses universitaires de Sainte Gemme, 2013) et « Ecrire sa pratique professionnelle » en co-direction avec D.Millet (Seli arslan, 2014)

Le jeudi 14 janvier 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de La Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 21 janvier 2016

Éthique et politique 1/1

Face à la multiplication des « affaires », au discrédit qui touche la vie politique en général, la transparence affiche pour ambition de restaurer la confiance entre gouvernants et gouvernés. Suite au scandale « Cahuzac », la France s’est dotée en 2013 d’une législation qui vise à renforcer les garanties d’intégrité du personnel politique. Désormais, les responsables publiques sont contraints de déclarer leur patrimoine et leurs intérêts. Ils font ainsi l’objet d’un contrôle plus étroit qu’auparavant. Il en est de même du financement de la vie politique. Pour autant, dans la perspective de moralisation de la vie politique, la transparence est-elle véritablement efficace ou même suffisante ?

Cette séance unique sera animée par Grégori Puydebois, doctorant contractuel en droit public à l’Université de Bordeaux. Il effectue sa recherche sur « La transparence de la vie publique : aspects constitutionnels et limites ».

Le jeudi 21 janvier 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 4 février 2016

Éthique et médecine 1/4

Bien avant Hippocrate, s’est posée la question de l’encadrement des pratiques médicales. Le droit, la déontologie, la morale et l’éthique ont apporté leurs logiques respectives.
La découverte des expérimentations médicales menées dans les camps, les hôpitaux et les universités par les médecins nazis a fait prendre conscience d’un changement radical de la pensée médicale. La médecine est de moins en moins celle du colloque singulier hippocratique ou de la médecine anatomo-clinique de Bichat et Laënnec. La médecine est désormais expérimentale. Elle impose la domination d’une conception biologique de l’être humain, avant tout objet de connaissance. Nous sommes les sujets, acteurs, bénéficiaires et assujettis, de ces nouveaux biopouvoirs !

Séance du 4 février : Dignité de la personne humaine en bioéthique   
Le mot Dignité a été introduit dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, suite à la prise de conscience des dérives de la médecine, et des insuffisances du droit.
D’autres questions ont surgi. Le fœtus est-il déjà une personne ? L’humain pauci-relationnel est-il encore une personne ? Le gorille est-il une personne ? Quid de la personne dans le transhumanisme ?

Les séances sur l’éthique et la médecine seront animées par l’espace bioéthique aquitain :
Pierre Barbet, avocat honoraire, DU d’éthique médicale Bordeaux
Winston Brugmans, philosophe et sociologue
Dr Joël Ceccaldi, hématologue, Master de philosophie Marne La Vallée
Dr Jacques Faucher, médecin, prêtre catholique, docteur en médecine (Bordeaux), théologie (ICP), anthropologie et histoire des religions (Sorbonne Paris IV)
ainsi que d’autres membres associés à préciser… 

Le jeudi 4 février 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 11 février 2016

Éthique et médecine 2/4

Bien avant Hippocrate, s’est posée la question de l’encadrement des pratiques médicales. Le droit, la déontologie, la morale et l’éthique ont apporté leurs logiques respectives.
La découverte des expérimentations médicales menées dans les camps, les hôpitaux et les universités par les médecins nazis a fait prendre conscience d’un changement radical de la pensée médicale. La médecine est de moins en moins celle du colloque singulier hippocratique ou de la médecine anatomo-clinique de Bichat et Laënnec. La médecine est désormais expérimentale. Elle impose la domination d’une conception biologique de l’être humain, avant tout objet de connaissance. Nous sommes les sujets, acteurs, bénéficiaires et assujettis, de ces nouveaux biopouvoirs !

Séance du 11 février : Bioéthique et fins de vie
Qui décide ? Le patient, l’usager, les proches, la famille, les soignants, les juristes, la société ?
Sommes-nous sortis du paternalisme pour nous épuiser dans un conflit entre droits et devoirs des soignants et des usagers ?
Comment construire un nouveau partenariat dans le respect et la reconnaissance de chacun ?

Les séances sur l’éthique et la médecine seront animées par l’espace bioéthique aquitain :
Pierre Barbet, avocat honoraire, DU d’éthique médicale Bordeaux
Winston Brugmans, philosophe et sociologue
Dr Joël Ceccaldi, hématologue, Master de philosophie Marne La Vallée
Dr Jacques Faucher, médecin, prêtre catholique, docteur en médecine (Bordeaux), théologie (ICP), anthropologie et histoire des religions (Sorbonne Paris IV)
ainsi que d’autres membres associés à préciser…

Le jeudi 11 février 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 3 mars 2016

Éthique et médecine 3/4

Bien avant Hippocrate, s’est posée la question de l’encadrement des pratiques médicales. Le droit, la déontologie, la morale et l’éthique ont apporté leurs logiques respectives.
La découverte des expérimentations médicales menées dans les camps, les hôpitaux et les universités par les médecins nazis a fait prendre conscience d’un changement radical de la pensée médicale. La médecine est de moins en moins celle du colloque singulier hippocratique ou de la médecine anatomo-clinique de Bichat et Laënnec. La médecine est désormais expérimentale. Elle impose la domination d’une conception biologique de l’être humain, avant tout objet de connaissance. Nous sommes les sujets, acteurs, bénéficiaires et assujettis, de ces nouveaux biopouvoirs !

Séance du 3 mars : Bioéthique et pluralisme des courants philosophiques et spirituels en contexte laïque
En France, l’état est laïc, la société pluraliste !
Comment prendre en compte les demandes de chacun et l’expérience des traditions philosophiques et spirituelles pour “construire ensemble” un nouveau “vivre ensemble” ?
Le champ de la bioéthique peut être le lieu d’élaboration d’un nouveau type de sagesse. 

Les séances sur l’éthique et la médecine seront animées par l’espace bioéthique aquitain :
Pierre Barbet, avocat honoraire, DU d’éthique médicale Bordeaux
Winston Brugmans, philosophe et sociologue
Dr Joël Ceccaldi, hématologue, Master de philosophie Marne La Vallée
Dr Jacques Faucher, médecin, prêtre catholique, docteur en médecine (Bordeaux), théologie (ICP), anthropologie et histoire des religions (Sorbonne Paris IV)
ainsi que d’autres membres associés à préciser…

Le jeudi 3 mars 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 10 mars 2016

Éthique et médecine 4/4

Bien avant Hippocrate, s’est posée la question de l’encadrement des pratiques médicales. Le droit, la déontologie, la morale et l’éthique ont apporté leurs logiques respectives.
La découverte des expérimentations médicales menées dans les camps, les hôpitaux et les universités par les médecins nazis a fait prendre conscience d’un changement radical de la pensée médicale. La médecine est de moins en moins celle du colloque singulier hippocratique ou de la médecine anatomo-clinique de Bichat et Laënnec. La médecine est désormais expérimentale. Elle impose la domination d’une conception biologique de l’être humain, avant tout objet de connaissance. Nous sommes les sujets, acteurs, bénéficiaires et assujettis, de ces nouveaux biopouvoirs !

Séance du 10 mars : La démarche éthique dans les organisations et les prises de décision
Le plus important en éthique est la démarche éthique qui permet d’élaborer et de proposer des décisions plausibles dans des situations complexes en contexte contraint.
La mise en œuvre d’un questionnement qui articule plusieurs approches éthiques fait surgir des « conflits » d’interprétation. Comment faire de cet inévitable écueil une chance pour l’éthique ?

Les séances sur l’éthique et la médecine seront animées par l’espace bioéthique aquitain :
Pierre Barbet, avocat honoraire, DU d’éthique médicale Bordeaux
Winston Brugmans, philosophe et sociologue
Dr Joël Ceccaldi, hématologue, Master de philosophie Marne La Vallée
Dr Jacques Faucher, médecin, prêtre catholique, docteur en médecine (Bordeaux), théologie (ICP), anthropologie et histoire des religions (Sorbonne Paris IV)
ainsi que d’autres membres associés à préciser…

Le jeudi 10 mars 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de le Victoire (Tram B Victoire)
Le jeudi 17 mars 2016

REPORTÉ au 5 avril : Éthique et justice 1/2

En raison de l’appel à manifester du jeudi 17 mars et par crainte de débordements, l’université de Bordeaux a décidé de fermer la fac de la Victoire. La chaire éthique et justice est par conséquent reportée au 7 avril.

Les jugements peuvent-ils être justes ?
Face à l’attente immense de justice de l’être humain, chaque société met en place une organisation pour y répondre : l’institution judiciaire. Pour atteindre cet idéal, quel fonctionnement a-t-il été institué et quels sont les principes directeurs qui la guident ? Dans les états de droit, c’est la loi qui va être le cadre dans lequel vont officier les professionnels de la justice, chacun à une place spécifique.
Dans cette première séance nous aborderons les fondements de cette construction et notamment l’égalité de tous devant la loi, l’indépendance et l’impartialité du juge. Nous insisterons particulièrement sur l’importance de la preuve dans le procès ainsi que sur l’obligation pour les parties de débattre loyalement.

Le jeudi 17 mars 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)
Le mardi 5 avril 2016

Éthique et justice 1/2

Les jugements peuvent-ils être justes ?
Face à l’attente immense de justice de l’être humain, chaque société met en place une organisation pour y répondre : l’institution judiciaire. Pour atteindre cet idéal, quel fonctionnement a-t-il été institué et quels sont les principes directeurs qui la guident ? Dans les états de droit, c’est la loi qui va être le cadre dans lequel vont officier les professionnels de la justice, chacun à une place spécifique.
Dans cette première séance nous aborderons les fondements de cette construction et notamment l’égalité de tous devant la loi, l’indépendance et l’impartialité du juge. Nous insisterons particulièrement sur l’importance de la preuve dans le procès ainsi que sur l’obligation pour les parties de débattre loyalement.

Le mardi 5 avril 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire
Le jeudi 7 avril 2016

Éthique et justice 2/2

Nous vivons dans une société de l’instant et de l’image avec une surmédiatisation des faits divers qui peut influer sur notre perception du réel et exercer sur nous des pressions, dont nous ne sommes pas toujours conscients.
Les professionnels de la justice sont-ils à l’abri de ces influences ? Le carcan législatif leur laisse-t-il par ailleurs un espace suffisant pour exercer leurs choix éthiques ?
Ces questions seront approfondies au travers d’exemples issus de la pratique professionnelle des intervenants, juge et avocat.

Le jeudi 7 avril 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire (Tram B Victoire)

Université Populaire de Bordeaux - 24 rue du 14 juillet 33400 Talence

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