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Les Afriques

Du 27 octobre 2015 au 28 juin 2016

En partenariat avec L’Institut Des Afriques (IdAf), sous La Direction de Monsieur René Otayek, Directeur de recherche au CNRS, chargé de cours à Sciences Po Bordeaux et Président de l’Institut des Afriques (IdAf)
Rendez-vous les 4ème mardi du mois, de 19h à 21h, à la fac de la Victoire.

Le mardi 27 octobre 2015

Les Afriques - Migrants et réfugiés africains en Europe

L’actualité se focalise sur la marée humaine qui déferle sur l’Europe, en provenance du Moyen-Orient mais également d’Afrique. Les medias, le personnel politique… utilisent indifféremment les termes de « migrants » ou de « réfugiés » … pour qualifier les personnes composant ce flux. En référence aux définitions du HCR, il apparaît que la grande majorité des composantes de la marée humaine qui vient d’Afrique, objet de cette conférence, sont des migrants économiques.

Cette conférence tentera de mettre en lumière les incitations économiques qui déterminent le migrant africain à venir en Europe et particulièrement en France, parfois au prix de mille dangers. Elle montrera que pour le candidat à l’émigration, la décision de migrer peut se révéler un acte tout à fait rationnel, fruit d’un calcul économique.

A l’instar des multinationales, les flux migratoires se conforment à la loi du marché (mondial) qui met en concurrence les territoires et les personnes qui les habitent. Dans ces conditions, ceteris paribus, la nature de l’environnement économique et social mondial, actuel et prévisible à terme, devrait maintenir des coefficients élevés à la marée migratoire (à caractère économique) entrant en Europe et en particulier en France.

NB : Pour prolonger la réflexion, nous vous informons que le cinéma des Colonnes de Blanquefort diffusent "Messagers" le jeudi 5 novembre à 20h30.
"Du Sahara à Melilla, des témoins racontent la façon dont ils ont frôlé la mort, qui a emporté leurs compagnons de route, migrants littéralement et symboliquement engloutis dans la frontière. Ils sont où tous les gens partis et jamais arrivés ? Les Messagers se poste sur la frêle limite qui sépare les migrants vivants des migrants morts. Cette focalisation sur les morts sans sépulture interroge la part fantôme de l’Europe."
Plus d’infos sur le site du Carré-Colonnes.

Le mardi 27 octobre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le mardi 24 novembre 2015

Les Afriques - La question démocratique en Afrique aujourd’hui

L’Afrique au début des années 90 a connu une vague massive de démocratisation. Plus exactement, 43 des (alors) 48 pays d’Afrique subsaharienne se sont engagés, le plus souvent sous la pression combinée de l’opposition interne et des bailleurs de fond en externe, dans un processus de libéralisation de la vie politique. 25 ans après, quelle est la situation politique de ces pays ? Combien peuvent réellement être considérés comme démocratiques ? Le multipartisme existe quasiment partout, et des élections pluralistes sont organisées régulièrement, mais cela suffit-il ? Est-ce la même chose de vivre au Ghana, au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, au Togo ou Gabon ? Quand les élections sont organisées de manière à ne pas être perdues, est-ce bien le jeu démocratique ? Au delà d’un certain conformisme formel, les disparités sont réelles. Parlant de démocratie, quelles sont les bonnes questions à se poser ? Ces dernières années, des mouvements tels « Y-en a Marre » au Sénégal, l’insurrection de la société civile au Burkina Faso et les mobilisations contre les réformes constitutionnelles au Burundi ou au Congo ont montré la force et la vitalité des sociétés africaines, véritables contrepouvoirs, palliant les faiblesses des oppositions partisanes, mettant en œuvre la responsabilité des gouvernants… dans des démocraties encore en construction.

Le mardi 24 novembre 2015 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le mardi 26 janvier 2016

ANNULÉE - Les Afriques - L’accaparement des terres agricoles en Afrique.

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La grippe a sévi... le conférencier de ce soir est cloué au lit.

En échange, on vous propose :

A 18h, à l’Utopia, dans le cadre de la semaine des Afriques : projection de "l’or du Faso".

Ou à 19h, toujours dans le cadre de la semaine des Afriques : conférence et vernissage à la Ruche. Voir l’événement sur la page FB de laruchebordeaux ou sur le site de l’institut des Afriques

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La question des investissements directs étrangers dans le foncier agricole fait, depuis les années 2008-2009, l’objet d’un débat impliquant, entre autres, les institutions internationales, les agences de coopération et d’aide au développement, les états, les investisseurs, les organisations non gouvernementales et les associations paysannes.
Bien que manquant de précision en raison de la fréquente opacité des accords passés entre investisseurs et états, les données quantitatives relatives aux types d’investissement, au nombre de projets et aux superficies concernées soulignent l’ampleur du phénomène et sa dynamique dans un contexte global marqué par l’accroissement des prix des produits agricoles mais aussi leur volatilité, par les besoins des pays riches en produits alimentaires et par les stratégies spéculatives des investisseurs.
En raison de leurs systèmes fonciers, du monopole des états sur les terres, de la centralisation et de l’opacité de la gouvernance foncière et de la surestimation de leurs potentialités agricoles, les pays d’Afrique sont particulièrement exposés et vulnérables à la pression des investissements étrangers dans le foncier agricole, souvent perçus comme des « accaparements » de terres. Ce terme rend compte des préoccupations de beaucoup d’acteurs sur la finalité de ces investissements et sur les risques qu’ils présentent pour la survie des exploitations familiales, pour leur indépendance alimentaire et pour la préservation de leurs ressources naturelles.

(A noter que cette conférence s’inscrit, avec d’autres, dans le cadre de la Première Semaine des Afriques organisée par l’IdAf. Le programme complet est ici)

Le mardi 26 janvier 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le mardi 23 février 2016

Les Afriques - Du printemps arabe à DAECH

Cinq ans après les soulèvements à l’origine de ce qu’on appelle « le printemps arabe », le monde arabe vit sous les effets de DAECH au proche Orient et en Libye, du coup d’Etat de Sissi en Egypte, des difficultés de la transition démocratique en Tunisie, etc. Il est important de faire le point sur les processus enclenchés par ces soulèvements pour :
- comprendre leurs causes et leurs ressorts, les revendications et les aspirations qui les ont portés,
- dresser le bilan de la transition en termes d’acquis, de carences, voire de dérives et de menaces du point de vue de ses enjeux démocratiques et des aspirations économiques et sociales à l’origine de la « révolution de la dignité et de la liberté », en Tunisie, en Egypte, mais aussi en Libye, en Syrie et ailleurs,
- nous demander si l’on peut encore parler de « printemps arabe ».

C’est l’objet de la conférence qui sera donnée par Chérif Ferjani, Professeur de science politique à l’Université Lyon2, auteurs de travaux sur les rapports entre le politique et le religieux dans les mondes de l’islam dont Le politique et le religieux dans le champ islamique, Fayard, 2005, Islamisme, laïcité et droits humains, Amal-éditionsTunisie 2012- l’Harmattan, 1992, Démocratisation et religion en Méditerranée, Riveneuves, 2016.

Le mardi 23 février 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le mardi 29 mars 2016

Les Afriques - Enjeux sécuritaires et politiques au Sahara

Depuis une quinzaine d’année, l’espace Saharo-sahélien occupe une place importante dans l’actualité politique et sécuritaire internationale avec une succession d’enlèvements, d’attentats, de crises politiques et de rébellions armées. Longtemps envisagé sous l’angle de la sécurité humaine (accès aux ressources, crises environnementales...), la région est dorénavant perçue sous le prisme quasi-exclusif de la sécurité hard. En revenant sur les faits des dernières années, ainsi qu’en tentant de donner une profondeur historique aux évènements actuels, l’enjeu de cette conférence est aussi de questionner l’épistémologie de la sécurité et les enjeux de la représentation de l’espace dans les politiques qui y sont mises en œuvre. Les problématiques politiques, socioéconomiques, culturelles et militaires, plutôt que d’être saisies séparément, seront ici présentées dans leurs interrelations dans le but de ne pas réduire le champ de la compréhension.

Le mardi 29 mars 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le mardi 26 avril 2016

Les Afriques - L’accaparement des terres agricoles en Afrique.

Cette conférence devait avoir lieu le 26 janvier et a été reportée au 26 avril

La question des investissements directs étrangers dans le foncier agricole fait, depuis les années 2008-2009, l’objet d’un débat impliquant, entre autres, les institutions internationales, les agences de coopération et d’aide au développement, les états, les investisseurs, les organisations non gouvernementales et les associations paysannes.
Bien que manquant de précision en raison de la fréquente opacité des accords passés entre investisseurs et états, les données quantitatives relatives aux types d’investissement, au nombre de projets et aux superficies concernées soulignent l’ampleur du phénomène et sa dynamique dans un contexte global marqué par l’accroissement des prix des produits agricoles mais aussi leur volatilité, par les besoins des pays riches en produits alimentaires et par les stratégies spéculatives des investisseurs.
En raison de leurs systèmes fonciers, du monopole des états sur les terres, de la centralisation et de l’opacité de la gouvernance foncière et de la surestimation de leurs potentialités agricoles, les pays d’Afrique sont particulièrement exposés et vulnérables à la pression des investissements étrangers dans le foncier agricole, souvent perçus comme des « accaparements » de terres. Ce terme rend compte des préoccupations de beaucoup d’acteurs sur la finalité de ces investissements et sur les risques qu’ils présentent pour la survie des exploitations familiales, pour leur indépendance alimentaire et pour la préservation de leurs ressources naturelles.

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Le mardi 26 avril 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le mardi 24 mai 2016

Les Afriques - La politisation de l’homosexualité et du genre en Afrique subsaharienne : Le cas du Cameroun

En Janvier 2006, trois organes de presse privée camerounais publient des listes dites d’ « homosexuels au sommet de l’Etat ». La série d’articles provoque l’indignation dans la société. Si quelques-unes des personnalités listées tentent d’échapper à ce lynchage sur tabloïds par des procès intentés aux directeurs de publications des « journaux de listes », elles n’arriveront pas à contenir la vague de haine anti-homosexuelle qui commence dès lors et ne s’est plus arrêtée jusqu’à ce jour. Par cette irruption violente de l’inédit homosexuel dans le champ des débats publics, le Cameroun rejoint tous les autres pays Africains qui depuis le tournant des années 90 questionnent l’historicité de l’homosexualité en Afrique. Après 7 ans de recherche dont une partie en tant que doctorant en Sociologie et Anthropologie, nous essayons de poser un regard renouvelé sur la question homosexuelle et a fortiori celle des dynamiques du genre dans le contexte d’Afrique subsaharienne aujourd’hui. Le cas camerounais constitue un point de départ pertinent dans la mesure où il cristallise par son émergence et son déploiement même, l’ensemble des questionnements pertinents pour la compréhension des enjeux de genre et de l’homosexualité sur le continent noir à travers trois thèmes au moins ; D’abord une panique morale orchestrée par la presse et l’église Catholique, ensuite une mise en procès de l’Etat dont la morale est questionnée pour sa compromission supposée avec des ailleurs corrompus, enfin, une mobilisation des sujets homosexuels aidés par les réseaux transnationaux de lutte contre le SIDA.

Patrick Awondo, Docteur de l’EHESS Paris (2008-2012), a mené une recherche sur les trajectoires des migrants homosexuels entre le Cameroun et la France au temps du sida. 
Il enseigne à l’Université de Yaoundé 1 et est également postdoc à l’ENS-Lyon (bourse sédation). Il travaille en ce moment sur la thématique des prisons au Burkina Faso et au Cameroun avec une entrée empirique en santé vih/sida et Tuberculose. 

Le mardi 24 mai 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire
Le mardi 28 juin 2016

REPORTÉ : Les Afriques - thème en fonction de l’actualité

Les Afriques, c’est fini pour cette saison mais ça reprend dès la rentrée de septembre

Le mardi 28 juin 2016 de 19:00 à 21:00
Université de Bordeaux - site de la Victoire - Amphi Fabre
Place de la Victoire - Tram B Victoire

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