Nous écrire Lettre d'informations Flux RSS
◀ Retour aux archives

Sociologie : Penser le masculin dans une perspective féministe

Du 13 novembre 2014 au 8 janvier 2015
Le jeudi 13 novembre 2014

Présentation de l’ouvrage « Pour en finir avec la fabrique des garçons »

Depuis plus de vingt ans les filles restent les publics-cibles privilégiés de la volonté émancipatrice institutionnelle. Pourtant il existe une asymétrie massive dans la prise en charge éducative des garçons et des filles : qu’on les punisse, qu’on les oriente, qu’on les soutienne, qu’on les occupe ou qu’on les distraie, l’essentiel des efforts va vers les garçons. Cela ne fait que renforcer une construction masculine stéréotypée. Il est grand temps de penser, non pas en réplique mais en complémentarité et dans une perspective féministe d’égalité entre les sexes, l’évolution des garçons...

Sylvie Ayral est professeure agrégée et docteure en Sciences de l’éducation. Ses recherches portent sur la sociologie de l’adolescence, la construction de l’identité masculine et les violences de genre à l’école ainsi que sur les sanctions scolaires. Sa thèse « La fabrique des garçons : sanctions et genre à l’école » avait obtenu en 2010 le prix Le Monde de la recherche universitaire. Elle est l’auteure de La Fabrique des garçons. Sanctions et genre au collège (PUF, 2011).
Yves Raibaud est géographe, maître de conférences HDR à l’Université Bordeaux Montaigne où il est chargé de mission égalité femmes-hommes. Il est membre de l’UMR Adess du CNRS. Ses recherches portent sur la géographie du genre, les équipements destinés aux loisirs des jeunes, les cultures urbaines comme cultures masculines, la géographie de la musique.

Le jeudi 13 novembre 2014 de 19:00 à 21:00
Amphithéâtre Denucé

Université Bordeaux 2 Segalen, place de la Victoire

Le jeudi 20 novembre 2014

Trajectoire biographique des pères au foyer en France / Présentation de l’ouvrage : L’après-patriarcat

Trajectoire biographique des pères au foyer en France

En France la plupart des pères au foyer le sont devenus du fait d’accidents biographiques (licenciement, suivi de conjointe) qui ont conduit le couple à privilégier la carrière de la conjointe et à assigner le père au soin des enfants et du foyer, de façon temporaire ou plus pérenne.
Au sein de ces couples, la répartition des tâches se base moins sur une assignation de ces dernières aux hommes que sur une réorganisation de la répartition existante avant que le père ne quitte son emploi. Quels rapports ces pères au foyer entretiennent-ils avec la masculinité traditionnelle ?

Présentation de l’ouvrage "l’après patriarcat"

En réinscrivant les rapports de genre dans leurs contextes historiques et sociaux l’ouvrage renouvelle le cadre d’analyse et montre que la tension contemporaine entre un principe d’égalité partagé et la fabrique collective d’inégalités exprime les ambivalences d’un « arrangement » instable et provisoire : celui de l’après-patriarcat, issu des transformations successives du patriarcat et de ses contradictions internes. Il devient dès lors possible non seulement de résoudre le paradoxe de l’égalitarisme inégalitaire que connaissent les sociétés occidentales, mais aussi de comprendre les formes composites d’arrangement de genre qui s’observent ailleurs dans le monde.

Le jeudi 20 novembre 2014 de 19:00 à 21:00
Amphithéâtre Denucé

Université de Bordeaux, place de la victoire

Le jeudi 27 novembre 2014

Masculinités fantasmées : les hommes arabes ne sont pas des hommes comme les autres / La participation au projet urbain : une affaire d’hommes !

Masculinités fantasmées : les hommes arabes ne sont pas des hommes comme les autres

Les hommes arabes, ou d’origines arabes et surtout d’appartenance musulmane, sont souvent représentés comme virils, machistes et opprimant les femmes. A partir d’une expérience située en tant que femme arabe et chercheure sur le féminisme dans les pays arabes, elle discutera les raisons pour lesquelles il faudrait remettre cette représentation en question et la déconstruire. Ainsi, on verra pourquoi ces hommes ne peuvent pas être confinés à une seule et unique représentation de la masculinité mais sont des acteurs de masculinités hybrides.

La participation au projet urbain : une affaire d’hommes !

Le nom des ponts, des places et des boulevards l’atteste : la ville est une affaire d’homme. Qu’en est-il aujourd’hui ? L’entrée progressive des femmes dans la vie politique depuis la fin du XXe siècle a-t-elle eu une influence sur la conception et construction de la ville ? A partir d’un travail de terrain récent sur la participation des citoyens bordelais au projet urbain, il montrera comment les hommes s’approprient les débats, minorant la voix des femmes et imposant un modèle masculin de la ville.

Le jeudi 27 novembre 2014 de 19:00 à 21:00
Amphithéâtre Denucé

Université de Bordeaux, place de la victoire

Le jeudi 11 décembre 2014

Défense, renouvellement et illustration d’une sociologie de la domination : la reproduction de la domination masculine en politique / De la cour de récréation aux espaces publics, la construction des territoires masculins et des identités viriles

Défense, renouvellement et illustration d’une sociologie de la domination : la reproduction de la domination masculine en politique

Clément Arambourou propose un cadre d’analyse bourdieusien de la domination masculine afin d’intégrer les critiques - notamment émises par des sociologues féministes - du travail de Pierre Bourdieu dans une théorie du monde social permettant la mise en relation d’un ensemble de faits sociaux a priori séparés. Appliqué à l’étude de la production des masculinités sur la scène politique française, ce cadre permet de montrer tout l’intérêt et tout le dynamisme d’une approche de la domination particulièrement utile pour rendre compte de la complexité et du dynamisme du monde social.

De la cour de récréation aux espaces publics, la construction des territoires masculins et des identités viriles

Comment une majorité de garçons est « éduquée » à l’hégémonie masculine ? Quels sont les enjeux de la construction d’un groupe social masculin dans les rapports sociaux de sexe ? Dans quelle mesure les stéréotypes sexués sont le terreau des inégalités f/h, des violences sexistes et des violences intra masculines ? A travers l’observation de la mixité à l’école, de l’analyse des discours sur la performance dans le sport, de la tranquillité publique et du décrochage scolaire des garçons dans les politiques « jeunesse », Edith Maruéjouls se propose d’ouvrir le débat et de susciter l’échange sur la question de la construction de la domination masculine et la possibilité (pour les garçons) d’être « hors norme » de genre.

Le jeudi 11 décembre 2014 de 19:00 à 21:00
Amphithéâtre Fabre

Université Bordeaux, place de la victoire

Le jeudi 18 décembre 2014

Garçons trans et masculinité(s) / Synthèse du cycle de la chaire « Des garçons et des hommes »

Garçons trans et masculinité(s)

Contrairement aux idées reçues, il existe autant de garçons trans que de filles trans ! C’est-à-dire que la masculinité n’est pas seulement concentrée dans la figure du garçon né garçon, mais elle se dilue et se fragmente dans un spectre de masculinité(s) qui indique des corps et des genres qui s’éloignent, pour partie ou totalement, des attentes liées à une masculinité hégémonique. Nous discuterons ici les caractéristiques de la masculinité trans et ce qu’elle vient interroger dans les normes de masculinité.

Synthèse du cycle de la chaire « Des garçons et des hommes »

Le jeudi 18 décembre 2014 de 19:00 à 21:00
Amphithéatre Denucé

Université de Bordeaux, place de la victoire

Le jeudi 8 janvier 2015

Annulé : Séance supplémentaire

C’est annulé.

En partenariat avec le Carré-les Colonnes, dans le cadre du spectacle « Superamax » de la Cie Superamas (20 janvier)

Le jeudi 8 janvier 2015 de 19:00 à 21:00
A définir

Université Populaire de Bordeaux - 24 rue du 14 juillet 33400 Talence

© 2017 Université Populaire de Bordeaux | Plan du site | Mentions légales