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Une critique historique du capitalisme

Du 3 novembre 2016 au 15 décembre 2016

L’objectif de ces quatre interventions est de donner des éléments de compréhension critique du monde capitaliste : ce monde n’est pas naturel, son développement est historiquement déterminé par le jeu contradictoire de ses lois économiques. La connaissance de ces lois permet aux hommes de comprendre la marche de l’histoire et de prendre en main leur avenir.
L’homme vit en société afin de produire les conditions matérielles de sa vie, la question économique est donc déterminante. Il s’agira ainsi dans les quatre séances à venir de montrer comment la logique du mouvement politique, économique et social du monde se rattache à la nature capitaliste de la société.

Le jeudi 3 novembre 2016

Quelques notions économiques de base pour analyser une formation sociale capitaliste

La première séance reviendra sur les notions économiques de base rattachées à une économie dite de marché. Il apparaît alors que les prétendues lois du marché ne sont pas naturelles, comme le prétend le libéralisme, mais qu’elles résultent de l’organisation de ce marché par l’État. Les invoquer exprime alors la volonté de conserver les intérêts de ceux qui tiennent l’État., qui sont d’abord de reproduire le système. Ainsi, la gestion politique de la reproduction sociale renvoie aux conditions économiques.

Le jeudi 3 novembre 2016 de 19:00 à 21:00
Université Bordeaux-Victoire - Amphi Denucé

Place de la Victoire - tram B Victoire

Le jeudi 17 novembre 2016

La croissance économique des 30 glorieuses, la doctrine keynésienne et la montée des classes moyennes

Cette deuxième séance examinera comment la croissance économique, c’est-à-dire une valeur ajoutée abondante, permet à l’État de partager les fruits de cette croissance sous l’égide de la doctrine keynésienne : les gains de productivité des Trente glorieuses ont permis de résoudre la contradiction salaire coût-salaire revenu, c’est-à-dire la contrainte de compétitivité vs la contrainte de débouchés, grâce à une inflation modérée et des dévaluations qui soutiennent le pouvoir d’achat des salariés.
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Vous trouverez ici le plan et le résumé de l’intervention.

PDF - 1007 ko
Le jeudi 17 novembre 2016 de 19:00 à 21:00
Université Bordeaux-Victoire - Amphi Denucé

Place de la Victoire - Tram B Victoire

Le jeudi 8 décembre 2016

Les années 1970 : la crise du profit impose le libéralisme

Cette troisième séance abordera alors comment la crise du profit ouverte au tournant des années 1970 a ouvert la voie à la victoire intellectuelle du néo-libéralisme et à la revanche du rentier, caractérisée par la généralisation des politiques d’austérité et la croissance des inégalités. Le salaire est désormais surtout vu comme un coût et le salaire socialisé comme une charge (pour le capital) et les classes moyennes sont laminées. La mondialisation commerciale et la globalisation financière permettent aux pays avancés mais en crise d’exploiter le travail des pays émergents, pays à bas salaires à la croissance propulsée par les délocalisations.

Le jeudi 8 décembre 2016 de 19:00 à 21:00
Université Bordeaux-Victoire - Amphi Denucé

Place de la Victoire - Tram B Victoire

Le jeudi 15 décembre 2016

La crise du capitalisme et l’Europe : la montée des populismes

Cette quatrième et dernière séance posera la question de l’impact de la crise structurelle du capitalisme mondial sur l’intégration européenne. Les pays européens avaient initialement adopté le projet libéral du Marché commun en misant sur sa promesse de paix et de prospérité. La prospérité générale des Trente glorieuses a permis de gérer la compétition entre les économies nationales européennes et avec le reste du monde, les plus faibles dévaluant leur monnaie, au prix d’une inflation d’abord supportable, mais croissante et finalement insupportable avec la crise du système monétaire international ouverte dans les années 1970. Afin de stabiliser la zone européenne en incitant les économies nationales à faire converger leur compétitivité, les européens se sont alors engagés dans un processus d’intégration monétaire de plus en plus contraignant pour tenter de pallier ses échecs successifs. Ainsi, le Serpent monétaire dut laisser la place au SME, système de monnaie commune (l’ECU), dont l’échec conduisit à instaurer un système de monnaie unique (l’euro), véritable carcan austéritaire qui arrive lui-même au bout de son chemin.

La crise du capitalisme s’approfondit en même temps que les politiques d’austérité se renforcent, la mondialisation est de moins en moins heureuse et comme dans les années 1930, les « populismes » montent.

Le jeudi 15 décembre 2016 de 19:00 à 21:00
Université Bordeaux-Victoire - Amphi Denucé

Place de la Victoire - Tram B Victoire

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