L’UPB vous convie, le jeudi 26 février, à une conférence-discussion avec Nicolas Chevassus-au-Louis. Ça sera à 19h dans l’amphithéâtre Denucé de la fac de la Victoire.
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Les politiques de décroissance se fixent comme objectif premier la réduction de l’empreinte environnementale de l’activité économique. Elles sont de plus en plus reconnues, y compris par le GIEC, comme une perspective réaliste, peut-être la seule, pour maintenir le réchauffement en dessous de +2°C. Penser une société décroissante pose plusieurs difficultés, notamment la place et le rôle de la recherche scientifique. Depuis la fin des années 1980, cette dernière est explicitement mise au service de la croissance économique, à travers la thématique de l’innovation. De plus, l’activité de recherche est elle-même émettrice de gaz à effet de serre, dans une proportion environ dix fois supérieure à ce qu’imposerait la prise au sérieux des objectifs de Paris. Il s’en suit la conclusion logique que la recherche scientifique doit elle aussi décroître. Que faut-il interdire ? Arrêter ? Réduire ? Conserver ?
Docteur en biologie, Nicolas Chevassus-au-Louis est journaliste. Il est notamment l’auteur de Les briseurs de machines. De Ned Ludd à José Bové (Le Seuil, 2006), Malscience. De la fraude dans les labos (Le Seuil, 2016) et de Décroiscience (Agone, 2025).
