Le dimanche 18 janvier, à 14h30, l’UPB vous invite à arpenter “Préparez-vous pour la bagarre – Défaire le discours sexiste dans les médias”, de Rose Lamy.
Notre local est au 14 rue des douves (ce n’est PAS la Halle des douves), il y a du chauffage, du café et des tisanes, des canapés… un lieu propice au partage de savoirs dans de bonnes conditions.
Pourquoi cet arpentage ? Petite note d’intention :
Attention, préparez-vous à la bagarre… sur le premier livre de Rose Lamy ! Bien qu’il date « déjà » de 2021, il serait très intéressant de voir si nous observons des évolutions dans les propos tenus sur les femmes et sur la place qui leur est réservée dans les médias à l’aube de 2026, ou si de nouveaux Depardieu et autres journalistes continuent contre toute attente de réduire la femme à un corps, à une belle plante verte ou encore à une emmerdeuse… Nous n’avons pas encore lu ce livre (La personne qui propose cet arpentage n’a pas encore lu l’ouvrage et aimerait le décortiquer/découvrir à plusieurs afin de savoir si les choses ont reculé, stagné, ou avancé : soyons optimistes !
(Mais au fait, c’est quoi un arpentage ?
Il s’agit d’une technique de lecture collective et subjective d’un ouvrage (scientifique souvent, mais pas forcément) qu’on aurait du mal à lire seul·es. L’ouvrage est déchiré en autant de partie que de lecteur·ices. Chaque personne lit un extrait et en fait par la suite une restitution subjective. Cela permet de désacraliser le savoir et de s’approprier des écrits parfois techniques et peu accessibles tout en les liant avec un vécu, des expériences.)

Présentation du livre par l’éditeur :
Qu’est-ce qu’elle faisait dehors à cette heure ? Avait-elle bu ? Que portait-elle ? Il ne peut pas l’avoir violée, je m’en porte garant, c’est mon ami. C’était une autre époque. Il faut séparer l’homme de l’artiste. C’est un drame, un crime passionnel, le geste fou d’un amoureux éconduit. Pourquoi n’a-t-elle pas porté plainte avant ? C’était un dérapage, une maladresse, un geste déplacé. Il ne pensait pas à mal, c’est quelqu’un de bien. On ne peut plus rien dire. Les féministes sont des folles hystériques.
« Depuis trois ans, je collecte et décortique des centaines d’exemples d’un discours sexiste dans la presse, à la télévision ou à la radio. Ce sexisme ne dit jamais son nom, mais c’est bien lui qui conduit les rédactions à taire ou à reléguer les violences sexuelles en périphérie des journaux. Lui qui se loge dans le choix d’un mot ou d’une virgule, participant à la culpabilisation des victimes et à la déresponsabilisation des accusés.
Comment lutter contre le sexisme quand il est perpétué et amplifié par les médias ? Il est temps d’explorer les fondements de ce discours, pour en défaire les mécanismes et nous en libérer. » R. L.