Rendez-vous le samedi 14 mars à 14h30, à la bibliothèque de Mériadeck, on arpentera le livre “La santé mentale, vers un bonheur sous contrôle” de Matthieu Bellahssen, dans le cadre du festival La Fabrique du citoyen : https://bibliotheque.bordeaux.fr/agenda/les-evenements/la-fabrique-du-citoyen
Nous pourrons rencontre et échanger avec Matthieu Bellahssen à 18h.
Cet arpentage ainsi que les cinq autres prévus vont explorer le thème de notre santé mentale, cet enjeu aussi intime que social et politique.
Pour en lire davantage et poursuivre la discussion :
– vendredi 14 mars à 9h30, à la bibliothèque de Bordeaux-Lac : Enfants, sujets politiques – Les jeunes générations face à la crise du COVID – Jessica Brandler
– mercredi 18 mars à 14h, à l’échoppe séniors Belcier : Solitude, dialogue sur l’engagement – Jean-François Serres
– samedi 20 mars à 9h30, à la Fourmilière du Grand Parc : Folie et résistance – Claire Touzard
– samedi 21 mars à 10h, bibliothèque Flora Tristan : Sortir de la maison hantée – Pauline Chanu
– samedi 21 mars à 14h, bibliothèque de Mériadeck : Podcast “Folie douce” de Lauren Bastide (+ rencontre à 17h)
Inscription auprès de la bibliothèque : bibli@mairie-bordeaux.fr
Sapristi, mais c’est quoi un arpentage ?!
Il s’agit d’une technique de lecture collective et subjective d’un ouvrage scientifique qu’on aurait du mal à lire seuls. Un ouvrage est déchiré en autant de partie que de lecteurs. Chaque personne présente lit un extrait et en fait par la suite une restitution subjective. Cela permet de désacraliser le savoir et de s’approprier des écrits parfois techniques et peu accessibles tout en les liant avec un vécu, des expériences.
Présentation du livre :
Comment la santé mentale, idée progressiste de la psychiatrie d’après-guerre, s’est-elle transformée en outil de normalisation et de contrôle ? Dans les années 1980, une neuropsychiatrie « scientifique » a ouvert la voie au discours gestionnaire : il s’agissait désormais de classer, de gérer, d’évaluer. Pour cela, la notion de santé mentale est devenue un opérateur essentiel, car, selon un rapport officiel, « la mauvaise santé mentale coûte à l’Union européenne de 3 à 4 % du produit intérieur brut, à la suite d’une perte de productivité ». La pression de l’industrie pharmaceutique, le rôle dominant des neurosciences dans la recherche, la dévalorisation systématique de la psychanalyse, toute cette dérive fait de « la santé mentale pour tous » une nouvelle norme, un outil dans la gestion néolibérale des populations. Le « complet bien-être », le bonheur sous contrôle, telles sont les visées que sous-tend le terme faussement rassurant de santé mentale.
